Israël a mis fin samedi à trois semaines d'opérations militaires à Gaza, qui ont tué 1.200 Palestiniens, en annonçant un cessez-le-feu unilatéral dénoncé par le Hamas, pour qui la "résistance" continue. Lire la suite l'article
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Dans une allocution télévisée prononcée du quartier-général de l'armée, le Premier ministre israélien Ehud Olmert a déclaré que le cabinet de sécurité réuni samedi soir avait convenu à une majorité écrasante d'une cessation unilatérale des combats dimanche à 02h00 locales (00h00 GMT).
"Les conditions ont été créées pour dire que nos objectifs, tels qu'ils ont été énoncés, ont été pleinement atteints, et même au-delà", a déclaré le chef du gouvernement.
Il a précisé que les forces israéliennes resteraient pour le moment à Gaza et que le Hamas serait "à nouveau surpris" s'il se lançait dans une offensive.
Ehud Olmert a affirmé que le mouvement islamiste avait été "sévèrement battu" et que sa capacité à tirer des roquettes sur Israël était désormais sérieusement limitée.
Quelques minutes avant le discours d'Olmert, plusieurs roquettes tirées de l'enclave palestinienne sont tombées sur le sud d'Israël.
Le Hamas a immédiatement réagi à la décision israélienne en la dénonçant d'emblée.
"Un cessez-le-feu unilatéral ne signifie pas la fin de l'agression (israélienne) et la fin du siège. Ces derniers constituent des actes de guerre et par conséquent cela ne signifie pas la fin de la résistance", a déclaré à Reuters le porte-parole du mouvement à Gaza, Faouzi Barhoum.
A Damas, Ali Barakeh, un dirigeant du Hamas en exil, a surenchéri en estimant que "la déclaration israélienne (n'était) pas suffisante" et que le Hamas se réservait le droit de continuer à résister "par tous les moyens" à l'Etat juif.
SOMMET INTERNATIONAL À CHARM EL CHEIKH
Ehud Olmert a souligné que la décision du cabinet répondait à un appel du président égyptien Hosni Moubarak, qui doit accueillir dimanche à Charm el Cheikh un sommet international auquel participeront notamment les présidents français et palestinien, Nicolas Sarkozy et Mahmoud Abbas, ainsi que le secrétaire-général de l'Onu Ban Ki-moon, le Premier ministre britannique Gordon Brown et la chancelière allemande Angela Merkel, mais pas les dirigeants israéliens.
Avant même l'annonce par Israël du cessez-le-feu, le Hamas avait juré de poursuivre le combat si ses conditions n'étaient pas satisfaites, mais la plupart des Palestiniens de Gaza, soumis aux bombardements et aux privations depuis trois semaines, aspirent à la fin de leurs épreuves.
Tsahal a lancé le 27 décembre des raids aériens sur la bande de Gaza, où des forces terrestres ont pénétré une semaine après.
Faute d'accord avec le Hamas, des diplomates craignent qu'Israël ne laisse entrer qu'un faible volume de fournitures à Gaza, ce qui maintiendrait les habitants dans une situation précaire et ferait obstacle aux travaux de reconstruction.
Ban Ki-moon avait souligné que si l'Etat juif décrétait une trêve unilatérale, il devait l'assortir d'un calendrier de retrait de ses troupes de Gaza.
Moubarak souhaite accueillir une conférence sur la reconstruction à une date qu'il n'a pas précisée.
A Londres, Brown a dit que la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne proposaient d'envoyer des navires de guerre dans la région pour empêcher la contrebande d'armes vers Gaza.
Les trois pays européens ont adressé une lettre conjointe aux gouvernements israélien et égyptien à ce sujet, a dit Brown, ajoutant qu'ils étaient prêts à participer à la surveillance des passages frontaliers de la bande de Gaza.
Les forces israéliennes ont attaqué 50 objectifs à Gaza durant la nuit de vendredi à samedi. Des tirs de blindés israéliens ont à nouveau visé une école de l'agence de l'Onu pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) à Beit Lahiya, tuant deux enfants selon un représentant de l'organisation.
"ATTAQUE SCANDALEUSE"
De Beyrouth, Ban Ki-moon a condamné "dans les termes les plus vigoureux cette attaque scandaleuse".
En plus d'un cessez-le-feu unilatéral, Israël devrait conclure un accord avec Le Caire sur un renforcement de la sécurité le long de la frontière Gaza-Egypte, déclarent des responsables israéliens.
Aux termes de cet accord, le passage de Rafah serait ouvert conformément à un accord de 2005 avec l'Autorité palestinienne qui confiait le contrôle de la frontière aux forces du président Abbas et sa surveillance à des observateurs européens.
Le Hamas a évincé les forces d'Abbas de Gaza en juin 2007 et ne le reconnaît plus en tant que président palestinien.
Selon des responsables israéliens, les points de passage entre Gaza et Israël ne seraient ouverts initialement qu'aux livraisons humanitaires, et une solution plus durable serait liée à des progrès dans le cadre des négociations sur le sort du soldat israélien Gilad Shalit, détenu à Gaza par le Hamas.
Au moins 1.206 Palestiniens, dont 410 enfants, ont été tués et 5.300 autres, dont 1.630 enfants, ont été blessés en trois semaines, selon des représentants du Hamas. Dix soldats et trois civils israéliens ont péri durant la même période.
Version française Philippe Bas-Rabérin et Pascal Liétout

ahissata, d'origines diverses j'aime le monde et les terriens, j'ai horreur de l'injustice, de l'hypocrisie et du mensonge.J'aime la vie et la generosité.Vous trouverez sur mon blog de l'actualité commentée sur le moment.Coup de coeur, coup de gueule, tristesse et joie du moment.Bons plans,mauvais plans.Et un peu de ma vie personnelle.Mere de huit enfants et grand-mère de deux petits enfants, je commence un peu à me poser mais pas sur tous les plans.Voilà l'histoire commence ici.....
